Dimanche 3 mai 2009
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14:00
J’en ai vu pas mal des films « nuls » depuis le début de l’année, outre le déjà célèbre
DragonBall ;
Ricky l’histoire du bébé volant (prometteur mais mélangeant trop fable et
réalité…),
Bellamy (Chabrol = aucune histoire + aucune action => soporifique !),
Synecdoche New-York (le summum de la branlette intellectuelle !),
Dans la brume
électrique (grosse déception… est-ce parce qu’il n’y a pas d’histoire, ou plutôt si mais n’a rien à voir avec l’intrigue ?!).
Bon, il y a bien eu des surprises :
Le bon, la brute, le cinglé (bon remake coréen de ‘sui que vous connaissez),
Louise Michel (un film Grolandais d’1h30 sur les licenciements et
les délocalisations économiques… ça envoie !),
Et après (un film sur le sens de la vie, comme je les aime), Slumdog Millionnaire (mis à part la fin qui m’agace…),
The
Wrestler (Mickey Rourke sublime dans ce rôle…),
Gran Torino (La claque de l’année…),
Welcome (dans l’ère du temps… et puis rien qu’parce que le ministre a voulu l’interdire…
et on ose appeler ce pays démocratie…),
La vague (instauration d’une autocratie au sein d’une classe en 1 semaine, issu de faits réels… fait réfléchir…),
Watchmen (très bonne
adaptation d’un comic, dans la lignée d’un V for Vendetta…),
Let’s make money (ou comment les riches sont une menace pour la planète).
Et dernier en date :
Je vais te manquer, premier film d’Amanda Sthers en tant que réalisatrice. Pour infos, elle s’est notamment distinguée
dans l’écriture de quelques
Caméra café ou bien du film
Un vrai bonheur en 2005. Sortie prévue le 10 juin, une vraie avant première (plus d'un mois !) était organisée à Perpignan
en présence de la réalisatrice.
Je vais te manquer est dans la lignée de ces film puzzle où les personnages s’imbriquent et dont leurs destins s’entrecroisent l’histoire d’un instant ou d’une vie. Nous parlons ici
d’Olivier (!), trentenaire séduisant mais incapable de voir les « signes » chez une femme (sic.) et de Lila, jeune demoiselle recherchant le prince charmant mais ‘blessée’ intérieurement. Nous
parlons ici de Julia, atteinte d’un cancer et qui refuse de souffrir davantage, et de Marcel, écrivain aigri sur le déclin. Nous parlons de Max, psy à la retraite un brin schizophrène, qui a
rendez-vous avec son amour de jeunesse, Fanny mamie-enfant emplie de doutes.
Malgrè le petit budget (6 M d'€), le casting est pour le moins étoffé : Patrick Mille et sa spontanéité maladroite, Pierre Arditi et son côté grognon, Carole Bouquet et sa mélancolie, Fred Testot
et son humour décalé, Anne Marivin et sa fraîcheur, Michael Lonsdale et son flegme… Là commence déjà le succès d’un film, une identification aux personnages, et à un en particulier.
Dès le début, on jongle entre les personages ; en 15 minutes, on les a cerné, bien aidé par une mise en scène façon sketchs, pas des plus déplaisante.
Le reste du film alterne comme ces histoires : romantique, drôle, fataliste, mélancolique. Chaque registre étant interprété par un personnage, leur rencontre donnant une émotion nouvelle telle le
mélange de deux couleurs. Le tout baigné dans une bande son qui, mieux que de relever la sauce, la fait prendre telle une mayonnaise !
Qu’il est bon de sortir du cinéma avec cette impression de légèreté, de fraîcheur, d’innocence, le sourire aux lèvres, la tête pleine de rêves, des rêves pleins la tête… Un film qui loin d’être un
chef d’œuvre du 7ème art à proprement parlé, a au moins le mérite de nous remonter la pendule et de nous dire : « Vas y ! Fonce ! Live your life to the fullest ! Take your chance
NOW ! »… un
film qui, si jamais il ne vous touche pas dans la salle, vous secouera toujours une fois dehors ! A vous de faire le reste… Bonjour, moi c'est Olivier !
Anecdotes : le titre du film 'Je vais te manquer’ vient d’une mauvaise traduction des enfants d’Amanda Sthers « i will miss you ». Beaucoup d'allusions à sa propre
vie sont d'ailleurs distillées au fil du film. A ma question qui souligne des points communs avec Love Actually, Babel et Paris, la charmante productrice a souri pour le 1er, m’a remercié pour le
2ème et n’a pas vu le 3ème…
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